La Maison des Possibles est une association qui a pour vocation la diffusion, la promotion et l'information sur les musiques du monde.
Ce blog veut être un dictionnaire évolutif des musiques du monde (artistes, genres, instruments...)
Toute l'actualité de toutes les musiques du monde :
Ce tambour, proche du tapan bulgare, appelé dauli en Grèce et tumyr en Russie se retrouve de Hongrie en Orient. Il se joue à l´aide de coups puissants et énergiques portés sur les deux membranes avec une baguette (en fibre de verre ou en bois) et un bâton en bois de forme spéciale.
Le tambour est constitué d´un cylindre en bouleau recouvert d´une membrane en peau de chèvre, tendue par un cercle en bois et des anneaux de fixation autour du cylindre.
Le mugham est un genre classique d'Azerbaïdjan, équivalent azeri du maqam arabe, du radif iranien ou du makam turc. Il est à la convergence d'influences turques (on le chante en Turc) et persanes.
Fondé sur le chant des ghazals, poèmes mystiques, il s'accompagne d'instruments traditionnels, tels que le târ, la vièle kamânche et le tambour daf.
L'ensemble des mughams (modes) fonde le corpus classique de la musique azerie. Le genre, popularisé en occident par Alim Qasimov, est classé au patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco.
Alim Qasimov est quasiment devenu l'interprète officiel du mugam azéri. Immense chanteur, il se nourrit de la tradition pour délivrer une musique qui touche directement au coeur. Il est accompagné ici au târ et à la vièle kemânche.
Le nô est une forme de drame lyrique typique du Japon qui trouve ses origines dans le Moyen-Age nippon (codification aux XIV et XVèmes siècles).
En tant qu'oeuvre de scène, le nô peut être considéré comme une forme d'opéra qui mêle des éléments de récit à la danse et à la musique. Ses acteurs portent des masques figurant de grands archétypes de personnage. La scène se joue sur un décor "à la chinoise", c'est-à-dire quasi-nu.
Sur le plan musical, le théâtre nô met en oeuvre le chant des acteurs, dont le son est déformé par le port des masques, un choeur (ji-utai) ainsi qu'un orchestre comprenant trois types de tambours (par ordre croissant : ko-tsuzumi, ō-tsuzumi, taiko) et une flûte (fue) spécifique au nô, la flûte nōkan.
L'ambiance musicale est généralement mystérieuse et les tambours marquent le rythme de la pièce, dimension capitale dans la représentation.
La vièle dont le manche est orné d'une tête de cheval (morin-khuur ou khiil-khuur) se retrouve dans toute la steppe mongole et des pays voisins. Elle renvoie à l'importance que tient le cheval dans ces cultures.
La vièle est un instrument à cordes frottées d'un archet. On en retrouve des variétés dans le monde entier. Ici, les oreilles de l'animal constituent en fait les chevilles qui servent à tendre les deux cordes de crin. Elle tient un rôle capital dans la musique de cette région, où elle est aussi l'instrument du poète-devin.
Tserendavaa et Tsogtgerel
CHANTS DIPHONIQUES DE L'ALTAÏ MONGOL
Tserendavaa et Tsogtgerel sont pères et fils. Ils pratiquent les chants diphoniques des steppes de l'Altaï, s'accompagnant de la vièle morin-khuur et du luth tovshuur. (DVD bonus enregistré au festival Les Orientales)
HUUN HUUR TU - Live
Huun Huur Tu est le groupe qui a familiarisé l'occident à la musique des steppes, du chant diphonique à la vièle à tête de cheval. Un disque dans notre temps, à la rencontre d'une société au rythme du cheval.
Le târ est un luth à long manche, de la famille, des rabab, d'origine persane, que l'on rencontre en Iran, dans le Caucase et en Asie Centrale. On le reconnaît à son corps en forme de double-coeur. Il est central dans la musique classique perse et azérie.
On en joue généralement assis, plus rarement debout (chez les Azéris). Il compte aujourd'hui six cordes, alors qu'il n'en avait que cinq par le passé, le sixième ayant été ajoutée par Darvish Khan. Il est un des instrumentaux centraux du radif iranien (corpus classique) et du mugam azéri (musique traditionnelle basée sur l'improvisation).
Dariush Tala'i, maître du târ et du setâr, deux luths de la tradition persane, est aussi professeur en musicologie à l'université de Téhéran. Il s'emploie à faire vivre la musique savante iranienne au delà des frontières, lui qui vit en partie en France.
ALIM QASIMOV - Anthologie du MUGAM (1)
Alim Qasimov est quasiment devenu l'interprète officiel du mugam azéri. Immense chanteur, il se nourrit de la tradition pour délivrer une musique qui touche directement au coeur. Il est accompagné ici au târ et à la vièle kemânche.
Flûte en bambou originaire du Japon, le shakuhachi est étroitement lié à l'histoire de la caste religieuse Fuke. Aujourd'hui, il est un instrument très populaire, son son appelant à la méditation a étendu son influence jusqu'au jazz ou à la musique contemporaine.
Percée de 4 trous à l'avant et un à l'arrière (représentation des 5 éléments), cette flûte joue sur une gamme pentatonique sans demi-tons. On en joue assis sur les talons, en soufflant dans une large embouchure biseautée. On le retrouve souvent en accompagnement des théâtres de marionnettes. Deux grandes écoles se partagent le jeu du shakuhachi : kinko et tozan.
KATSUMA YOKOYAMA - L'ART DU SHAKUHACHI
Katsuya Tokoyama est l'un des grands maîtres du shakuhachi, de l'école de kinko. Descendant d'une grande lignée de musiciens, Yokoyama fait figure de références dans la tradition de cet instrument.
Ensemble Hijiri-kaï - Musique citadine de l'ère Edo
Hijiri-kaï (groupe des Sages) a été formé autour de Teruhisa Fukuda, pour interpréter le répertoire classique de la musique de trio : flûte shakuhachi, cithare koto et luth Shamisen.
Instrument à corde originaire de Turquie, de la famille des bağlama, le saz est un luth que l'on rencontre aussi en Grèce, en Arménie, au Kurdistan ou encore en Azerbaïdjan.
Le saz est constitué de 3 choeurs de cordes sur un corps profond, permettant de jouer tous les demi-tons, ainsi que plusieurs quarts-de-ton propres au maqam arabe. Très répandu dans la musique populaire, il est également sacré pour les Alevis.
Talip Özkan - Serenler
L'ART VIVANT DE TALIP ÖZKAN
L'art vivant de Talip Özcan, c'est l'art du saz et du tanbûr, deux instruments à cordes typiques de la musique turque. Une visite fascinante de profondeur et de virtuosité dans un répertoire ardu autant qu'accessible.
Le sarod est un instrument à cordes pincées d'Inde, pratiqué essentiellement dans la musique hindoustanie et en Afghanistan. D'aspect imposant, il est joué à l'aide d'un plectre, et permet d'aborder tous les râgâ de la tradition hindoustanie.
Il existe deux grands types de sarod qui correspondent également aux deux grandes écoles : celle de Allauddin Khan et celle de Haafiz Ali Khan. Le son particulier du sarod est lié à la fois à son jeu en glissando et la force que lui confère le jeu de cordes sympathiques qui augmente la résonnance.
Ali Akbar Khan
ALI AKBAR KHAN - THE EMPEROR OF SAROD
Ustad Ali Akbar Khan est l'un des grands maîtres du sarod de la musique d'Inde du Nord. Il délivre ici son interprétation de deux râgâ : pour qui veut s'initier au son du sarod, une parfaite entrée en matière.
GOLDEN STRINGS OF THE SARODE
Zakir Hussain (tabla) et Ashish Khan (sarod) sont les fils de deux grands maîtres : Alla Rakka et Ali Akbar Khan. Ils proposent ici un duo sarod-tabla d'une exceptionnelle qualité.
Le sârangî est à l'origine une vièle rudimentaire, devenue un instrument majeur de la tradition hindoustanie (Inde du Nord), appelé "l'instrument aux cent couleurs", celui supposé délivrer la sonorité la plus proche du timbre humain.
Instrument à cordes frottées d'un archet, le sârangî se retrouve en Inde, mais aussi au Pakistan et au Népal. Le plus souvent associé aux musiciens musulmans, il se joue assis en tailleur. Il est souvent un instrument d'accompagnement des danseuses, ce qui ne favorise pas une bonne réputation.
Ram Narayan - Misra Piloo
RAM NARAYAN - L'ART DU SARANGI
Ram Narayan est l'un des instrumentistes les plus réputes d'Inde du Nord. Accompagné du tabla et de la tamura, il interprète ici au sarangi quatres râga de la tradition hindoustanie.
Le terme qawwali désigne un chant pratiqué par le qawwal (le chanteur). Il est un élément important des rites soufis du Pakistan. Indissociable du sacré, il est consacré à la trasmission d'un message d'ordre mystique.
C'est le grand qawwal Nusrat Fateh Ali Khan qui a fait connaître au monde ce genre musical en se produisant sur les plus grandes scènes. Bien qu'obéissant à des règles très précises, tant du point de vue musical que poétique, le qawwali laisse une grande place à l'improvisation. Le qawwal chante assis en tailleur, accompagné par un ensemble instrumental.
NFAK a beaucoup enregistré... c'est le moins qu'on puisse dire. Mais ce disque paru dans l'excellente collection OCORA ne pourra que ravir profanes et amateurs, bref, tous les adeptes de beauté. Essentiel.
QAWWALI FLAMENCO
Le spectacle Qawwali-Flamenco réunissait le qawwali Faiz Ali Faiz, disciple de NFAK, le guitariste Chicuelo et deux chanteurs, Duquende et Miguel Poveda. Un projet transcrit en CD. Pour les curieux.
LIVRE : Qawwali, Claire Devos
Un ouvrage de référence par une initiée, autorisée spécialement par les grands maïtres soufis.
Instrument à vent à anche libre que l'on retrouve sous différentes formes en Asie de l'est et du sud-est. Le terme générique d'orgue à bouche désigne en fait plusieurs instruments proches de l'harmonica. On en joue en inspirant comme en expirant pour faire vibrer l'anche.
On connaît deux grands types d'orgues à bouche : en radeau (Asie du sud-est) ou en faisceau (Japon, Chine...) selon la forme que prennent les tubes. Le sheng (Chine ; sho au Japon) est réputé comme un instrument extrêmement ancien. Le khène est quant à lui l'un des instruments les plus représentatifs de la musique lao. On en joue autant dans la musique traditionnelle que dans la pop.
ORGUES A BOUCHE RITUELS DES MURUNG
Au Bangladesh, l'orgue à bouche - le plung - des Murung (ouest du pays) est joué dans d'imposants orchestres durant les cérémonies religieuses. Des sonorités extatiques, lancinantes et répétitives d'une grande beauté.
XU CHAOMING - SHENG
En Chine, Xu Chaoming est réputé comme l'un des grands interprètes du sheng, orgue à bouche en faisceau. Ici, l'extatique laisse place à de petites histoires racontées au son de l'instrument : le faisan se pavane, le lac attire le Phénix doré...
Le hegelung est un imposant luth à deux cordes de l'ethnie t'boli des Philippines. L'une des cordes se limite à jouer un bourdon, tandis que l'autre sert à des mélodies très élaborées. Le hegelung permet en effet de nombreuses variations et ornementations.
Les T'bolis vivent sur l'île de Mindanao. Ils ont développé une musique vive et enjouée à laquelle le son chatoyant du hegelung s'adapte parfaitement. Une certaine virtuosité est bienvenue dans la pratique du hegelung de par les grandes possibiltés que procurent les neuf frettes dispossées sur la corde mélodique de l'instrument.
Le Pic-Vert
Musique de luth en pays t'boli
Fingguy Flang et Luming Tuan sont deux virtuoses réputées du luth hegelung. Elles tirent leur inspiration d'une muse, "Gardienne du Hegelung", qui leur souffle à l'oreille, en rêve, leur répertoire de danses et de chants d'amour.
Le gamelan indonésien n'est pas un instrument, il est un ensemble d'instruments, mieux, un orchestre-instrument. Il est composé, variablement, de percussions, d'idiophones, de vents et de cordes. L'instrument principal est le kendang, tambour et véritable chef d'orchestre.
Il existe trois grandes zones de répertoires dans l'archipel (Sunda, Java, Bali) qui se constituent en mode hepta- ou pentatonique. Les grandes fêtes, notamment religieuses, mais aussi les théâtres d'ombre sont accompagnés du gamelan. Le gamelan, bien plus qu'un ensemble d'instruments, semble devoir être appréhendé comme un instrument collectif.
Un coffret de 4 CD, enrichi d'un livret très documenté, pour partir à la découverte, assez approfondie, du gamelan de Java. Le gamelan de solo marie voix féminines et masculines, percussions, idiophones, vièle et cithare.
BALI ANTHOLOGY VIRTUOSO GAMELAN(vol.2)
Bali est réputée pour compter des gamelans de grande ampleur. Deux CDs pour deux gamelans et le titre de disque de l'année (1995) attribué par le quotidien Le Monde.
CINEMA (DVD) - OPERA JAWA
On ne vous dira pas que c'est un film facile. Pourtant, nul besoin d'être un expert pour apprécier la grande beauté de cet opéra javanais qui ne peut laisser indifférent.
Le chant diphonique est une technique vocale que l'on rencontre en Mongolie et dans les pays voisins (Touva, Altaï...) qui consiste à chanter simultanément des graves avec la gorge et des harmoniques aigues par résonnance.
Les sons produits ainsi font penser à une guimbarde ou au didgeridoo. Etrangeté autant que phénomène spectaculaire aux oreilles occidentales, le chant diphonique doit être compris comme partie prenante d'une musique qui ne se limite pas à cette expression. Aujourd'hui popularisé en Occident par le groupe Huun Huur Tu, il fait l'objet d'études pour son potentiel thérapeutique.
On parle ici des traditions mongoles et voisines, même si le chant de gorge se rencontre également au Tibet, chez les Xhosas ou encore les Inuits.
chant de gorge, chant guimbarde, chant harmonique...
Huun Huur Tu
HUUN HUUR TU - Live
Huun Huur Tu est le groupe qui a familiarisé l'occident à la musique des steppes, du chant diphonique à la vièle à tête de cheval. Un disque dans notre temps, à la rencontre d'une société au rythme du cheval.
SHAMAN VOICES - A JOURNEY IN THE STEPPE
De la rencontre de Claude Samard et Okna Tsahan Zam est né un disque étrange où la profondeur des musiques de la Russie des steppes rencontre la technologie. Une expérience osée, et réussie.
Le chapey est un luth à deux cordes emblématique de la musique khmère du Cambodge. Il est l'instrument des bardes qui sillonnent traditionnellement le pays en s'en accompagnant dans leurs chants.
Le chapey est composé d'une caisse ovale ou rectangulaire, d'un long manche et de deux cordes : la corde grave assure la rythmique, tandis que l'aigüe joue la mélodie. Son origine renvoie à la mythologie et au Naga, serpent dont il tire son long manche. A la fin des années 1970, les Khmers-Rouges ont tenté d'éradiquer totalement la pratique du chapey.
Kong Nay
KONG NAY - Un barde cambodgien
Artiste populaire, Kong Nay chante et joue du luth chapey comme personne. Survivant du génocide perpétré par les Kmers- Rouges, il tente d'asssurer la sauvegarde et la connaissance de son instrument de prédilection, ainsi que de la tradition des bardes cambodgiens.
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On avance, et on se réjouit à l'idée qu'on n'aura jamais fait le tour... Le tour du monde des musiques, le tour sans fin.
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